JOURNEE INTERNATIONALE DE L ECRIVAIN AFRICAIN

Dimanche 7 novembre 2022

Depuis 1992, à l’initiative de l’Association Panafricaine des Écrivains (PAWA-Panafricain Writers Association), la journée du 7 novembre est consacrée à l’écrivain Africain.

A cette occasion, nous vous proposons la lecture de 5 livres d’auteurs africains :

JOURNEE INTERNATIONALE DE L ECRIVAIN AFRICAIN

« Notes sur le chagrin » de Chimamanda Ngozi Adichie

Comment dire adieu à un être cher alors que le monde entier est frappé par une crise sanitaire, que le défunt repose au Nigeria et que ses enfants sont bloqués en Angleterre et aux États-Unis ? Le père de l’auteure vient de mourir. Elle, séparée de ses proches, vit un deuil empêché et solitaire.
Elle écrit alors sous la forme de courts chapitres, composés comme des soubresauts de chagrin et de rage, où l’amour et l’admiration qu’elle portait à son père explosent à chaque page.
Son père a traversé plusieurs époques de l’histoire du Nigeria, s’il a transmis la culture et la langue igbos à ses enfants, il s’est aussi élevé contre certaines traditions de son pays.


« Une si longue lettre » de Mariama Bà

Une si longue lettre est une œuvre majeure, pour ce qu’elle dit de la condition des femmes.
Au cœur de ce roman, la lettre que Ramatoulaye adresse à sa meilleure amie pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage. Elle y évoque leurs souvenirs heureux d’étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l’absence de droits des femmes. Et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, Ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d’amour.


« L’enfant noir » de Camara Laye

L’enfant noir grandit dans un village de Haute-Guinée où le merveilleux côtoie quotidiennement la réalité. Son père, forgeron, travaille l’or au rythme de la harpe des griots et des incantations aux génies du feu et du vent. Respectée de tous, sa mère jouit de mystérieux pouvoirs sur les êtres et les choses. Elle sait détourner les sortilèges et tenir à l’écart les crocodiles du fleuve Niger. Aîné de la famille, le petit garçon est destiné à prendre la relève de son père à l’atelier et à perpétuer l’esprit de sa caste au sein du village. Mais son puissant désir d’apprendre l’entraînera vers d’autres horizons, loin des traditions et des coutumes de son peuple.


« L’aventure ambigue » de Cheikh Hamidou Kane

Passant de l’enseignement coranique des Diallobé à l’université française, le jeune Samba Diallo doit affronter l’exil et les brèches identitaires.
Son apprentissage, philosophique, éthique et spirituel, retrace l’itinéraire d’une Afrique métissée en quête d’elle-même, où s’élève, flamboyante, la clameur d’un peuple en mal d’existence.



« Kétala »
de Fatou Diome

Que restera-t-il de nous ? Peut-être des souvenirs, magnifiés, interprétés ou, pire, falsifiés.
Inanimés, nos meubles, nos habits, nos objets familiers jalonnent le sillage de notre vie. Ils sont les témoins silencieux de nos joies et peines.
Le kétala, le partage de l’héritage, disperse tout ce que possédait celui ou celle qui n’est plus. Attristés par leur séparation imminente, les meubles et divers objets de Mémoria cherchent un moyen d’éviter l’éparpillement des traces de leur défunte et aimée propriétaire.
Un roman virtuose, écrit avec poésie, dans une langue belle et musicale.